Pour une réglementation de la co-navigation

Ubérisation ou co-navigation? le fondateur de vogavecmoi dénonce les dérives

Antoine Penot, le fondateur de Vogavecmoi dénonce les sites se réclamant de la co-navigation ou du co-baturage qui transforment les plaisanciers en "skipper" au service de clients à la manière du désormais célèbre Uber Pop pour les voitures. VogAvecMoi défend une réglementation de la co-navigation basée sur le bénévolat, l’esprit collaboratif, les affinités et un partage de frais raisonnables et justifiés. Fondé en 2011, le site vogavecmoi dispose d'une flotte de 8000 bateaux, 35 000 adhérents, c'est 10 000 de plus que l'an dernier. Sur la photo les 2 cofondateurs de Vogavecmoi : Antoine Penot et Clément Rouch.

"Vogavecmoi": naviguer pour un coût moyen de 25€ / jour
VogAvecMoi a été le 1er site à utiliser le terme de co-navigation. C'est un service de mise en relation de propriétaires de bateaux qui souhaitent partager leurs navigation avec des équipiers sans bateau. Le service fonctionne comme un club avec des adhésions. Propriétaires et équipiers se choisissent et partagent les frais de bord.
C'est un principe de bourse aux équipiers basée sur le bénévolat, les affinités et un partage de frais raisonnables et justifiés .


Antoine Penot: "Méfiez-vous de la fausse co-navigation"
Certaines plate-formes de location entre particuliers ont du mal à convaincre les propriétaires de bateaux de louer leur bateau, sans être à bord. 
Ces sites proposent à des propriétaires de bateau de louer leur bateau tout en étant skipper de celui-ci. 
"C'est une activité de charter déguisé et favorise un exercice illégal d’une profession réglementée" dénonce Antoine Penot. 
"De plus, le skipper sans diplôme ne sera pas couvert par son assurance bateau en cas d’atteinte aux personnes qu’il transporte".

Il y a urgence de clarifier la réglementation 
Antoine Penot précise : "En tenant un discours démagogique de rentabilisation des bateaux aux propriétaires, ces sites font peser un risque d’interdiction de la co-navigation par les autorités, comme l’a été en 2015 le co-avionnage par la DGAC (Direction de l'aviation civile).

 

 

Lundi 8 février 2016 • Vogue avec moi