Suite cyclone Irma

A Saint-martin, 800 bateaux endommagés et 300 détruits un casse-tête pour les dégager des marinas

La situation est très compliquée, 800 bateaux ont été endommagés, coulés, certain sont emmêlés dans des marinas et il est difficile d'y accéder. Environ 300 bateaux sont à dé-construire, à renflouer et à stocker en attendant leur dé-pollution mais les chantiers étaient déjà remplis de bateaux endommagés par un précédent cyclone avant IRMA et MARIA et ils ne sont pas encore opérationnels.
Metimer, l'association des professionnels de l'île et la Fédération des Industries Nautiques se sont recontrés pour mettre sur pied un plan d'action en particulier la création d'une filière de déconstruction des bateaux détruits.

Le casse tête des expertises et des assurances

pour dégager les  marinas, il faut bouger les bateaux, mais auparavant, il doivent être expertisés. Une fois l'expertise chiffrée et validée par l'assurance, pour les déplacer il ne faut pas qu'ils soient bloqués par d'autres bateau pas encore expertisés. En ajoutant l'obligation d'avoir l'autorisation des propriétaires pour les manipuler, toutes ces procédures ralentissent les opérations d'évacuation des bateaux.

Par ailleurs, certain propriétaires ont sous-estimé la valeur de leurs bateaux pour avoir une assurance moins élevée. Le coût du remorquage risque de leur coûter beaucoup plus cher que ce que l'assurance leur accordera.

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Bülent Gülay, le président de Métimer résume la situation

"90% des professionnels ont été touchés, plus ou moin gravement, certains auront beaucoup de travail dans les mois à venir et devront s'en sortir malgré un travail énorme pour démarrer. D'autres devront attendre au moins 15 mois avant le démarrage de la prochaine saison touristique sans pouvoir réaliser le chiffre d'affaire nécessaire à leur survie. En attendant ils devront remplacer leurs outils et matériels, réparer les dommages subis aux bases et aux bateaux.
Pour ceux là, la rapidité et l'efficacité des assureurs sont des facteurs très importants. Mais il est à craindre que les indemnisations ne soient pas toujours à la hauteur de coût réel de réparations et de remplacement des outils nécessaires au re-démarrage. Il est aussi à craindre que certains ne puissent pas survivre et mettent la clé sous la porte quand il y en a encore une !"

 

 

Jeudi 5 octobre 2017 • Metimer