La Rochelle Minitransat

Les 40 ans de la mini transat-La Boulangère, 81 concurrents au départ le 1er octobre

Pour la 40 ème édition, 81 concurrents sur la ligne de départ. 7500 kms (4050 milles nautiques) entre La Rochelle - Les Canaries) - La Martinique), 10 femmes, 11 nationalités, 25 bateaux prototypes, 56 voiliers de séries, 66 bizuths et 15 récidivistes.
Créée navigateur britannique Bob Salmon pour redonner aux marins une place prépondérante dans le résultat d’une course, la Mini Transat est une course en solitaire réservée à des bateaux de 6,50m de longueur maximum. Depuis sa création, le nombre de candidats n’a cessé de grandir, la course a gagné en notoriété, tout en gardant  l’esprit pionnier.



La course en quelques mots

Après le départ de La Rochelle, cap sur les Canaries pour la 1ère partie,  les navigateurs largueront de nouveau les amarres le 1er novembre pour rejoindre  la Martinique.
La Mini Transat se court sur des monocoques de 6,50 m de longueur, la plus petite des classes des bateaux. La vie à bord est peu confortable avec interdiction de communiquer avec la terre pendant la course.
22 des bateaux engagés  sont des prototypes. Les autres seront tous des bateaux de série, le plus souvent barrés par des amateurs qui vont se frotter aux professionnels. 

A noter que parmi les proto  Quentin Vlaminck, du Team Arkéma, est le seul à s'élancer sur un bateau équipé de foils 

Les chiens de berger

Comme à chaque édition, ils seront sept bateaux accompagnateurs sur la Mini-Transat La Boulangère. Sept équipages répartis sur l’ensemble de la flotte pour veiller au grain, donner des nouvelles de la flotte à la direction de course, relayer les messages de sécurité et éventuellement porter assistance en cas de détresse déclenchée par un concurrent. En accompagnant la grande transhumance des Minis vers les Antilles, les bateaux accompagnateurs sont aussi des régulateurs de moral.

Les dates clés :

1977 – La première édition  remportée par Daniel Gilard 

1985 – Changement de main : après quatre éditions, Bo Salmon renonce à organiser l’épreuve. C’est un journaliste français tombé amoureux de cette course, Jean-Luc Garnier, qui va reprendre le flambeau de l’épreuve, remporté cette année-là par  Yves Parlier. Brest puis Concarneau seront les ports de départs des éditions 85 – 87 – 89.

1991 – La révolution technologique : cette année-là, aux côtés des amateurs qui se pressent au départ de Douarnenez, Michel Desjoyeaux est au départ à bord d’un prototype truffé d’innovations. Mât aile profilé, quille basculante, spi asymétrique monté sur un bout-dehors mobile seront vite adoptés par les Ministes 

1993 – La course tronquée : lors de la traversée du golfe de Gascogne, une profonde dépression cueille la flotte et génère des vents particulièrement violents. La première étape sera annulée après la disparition de Pascal Leys, un des favoris de la course. Thierry Dubois remportera la deuxième étape et la course.

1999 – Victime de son succès : pour la première fois, la Mini Transat refuse du monde. 

2001 – Changement de cap : c’est une double révolution. Pour la première fois depuis qu’elle est française, la Mini Transat ne part pas d’un port breton mais de La Rochelle. C’est aussi une nouvelle destination qui est proposée aux concurrents, Salvador de Bahia au Brésil pour les 6 éditions suivantes.

2011 – Les « gros nez » changent la donne : architecte, constructeur et coureur, David Raison s’impose sur son Magnum avec son étrave ronde, il gagne en puissance et en vitesse sur les prototypes classiques.

2013 – Retour aux origines : Douarnenez devient l’organisateur pour 2 éditions et de nouveau, les Antillesdeviennent la destination finale.

2017 – pour les 40 ans 81 solitaires seront-là pour écrire une nouvelle page de la course.

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Jeudi 28 septembre 2017 • Minitransat